En arrivant du large on aperçoit d'abord le rocher, un chicot basaltique de 29 mètres, le seul point émergent de cet atoll très bas sur l'eau. L'approche est périlleuse. La seule carte marine date de 1935, réalisée par l'équipage de La Jeanne d'Arc. L'îlot est minuscule, défendu par une barrière de corail ininterrompue, fumante de brisants. Le lagon est fermé, aucune passe pour s'y réfugier, aucun abri pour jeter l'ancre. La seule façon d'y aborder est d'échouer une chaloupe sur une plage de sable corallien balayée en permanence par la houle du large. Le débarquement se fera sur la côte SE, sur une zone étroite où la barrière de corail s'interrompt. C'est certainement le point le plus délicat de l'expédition.