• Spongiares (Éponges)  
  • Cnidaires (Animaux urticants)  
  • Cténaires (Animaux à peignes)  
  • Plathelminthes (Vers plats)  
  • Annelides (Vers annelés)  
  • Mollusques (Animaux au corps mou)  
  • Bryozoaires (Animaux-mousse)  
  • Arthropodes (Animaux à pattes articulées)  
  • Echinodermes (Animaux à peau épineuse)  
  • Ascidies (Tuniciers)  
  • Vertébrés  
 
LA FAUNE
Ascidies (Tuniciers)
  Introduction 
Composées de plus de 1 500 espèces, les Ascidies sont des organismes dont l’organisation, faussement élémentaire, n’a permis que très tardivement le positionnement ce groupe de plus de non loin de celui des Vertébrés. Le naturaliste français Lamarck les dénommait « Tuniciers » en raison de la tunique gélatineuse ou cartilagineuse qui leur enveloppe le corps. Ce n’est que lorsque leur développement larvaire a été connu que les spécialistes on pu constater que la larve, en forme de « tétard », possède une colonne vertébrale rudimentaire, la corde, qui régresse à l’état adulte.

Leur corps a typiquement la forme d'une bouteille qui aurait latéralement un deuxième goulot. Il est en général solidement fixé au rocher ou aux pierres par des prolongements en forme de racines, les rhizoïdes, Ce sont des animaux filtrants : un courant d'eau ininterrompu traverse le corps de l'Ascidie pénètrant dans un siphon d'entrée, situé en haut du corps, et ressortant par un siphon de sortie dit siphon cloacal. À la suite du siphon d'entrée, l’animal possède une large cavité percée de trous, la corbeille branchiale, qui fait office d’organe respiratoire. Dans son prolongement, on trouve l’estomac et l’intestin, dans lequels sont acheminés particules et microorganismes planctoniques captés dans la corbeille. L’anus, ainsi que les orifices reproducteurs mâles et femelles de ces animaux hermaphrodites débouchent dans une cavité, le cloaque, qui s’ouvre sur l’extérieur par le siphon de sortie.

Les Ascidies sont cosmopolites. Leur taille varie de quelques millimètres à une quinzaine de centimètres. Elles peuvent être solitaires ou coloniales, benthiques ou planctoniques.
ascidie rouge (Halocynthia papillosa) , solitaire, préfère les dévers ombragés des parois rocheuses. Elle est symbiotique d’algues rouges microscopiques qui vivent dans sa tunique et lui confèrent sa couleur.
Les «violets» (Microcosmus sulcatus) dont certains prétendent que la bouillabaisse n'est parfaitement réussie que si elle en contient, sont comestibles et les viscères, couleur jaune d'œuf, sont consommés après en avoir separé le manteau.
Mesurant quelques millimètres, les Clavellines transparentes comme le verre possèdent des tiges souterraines en forme de racines, les stolons, servant à fixer la colonie qui bourgeonne. Dans ce cas les animaux isolés sont les uns à côté des autres mais fixés à un même réseau de stolons.
Les Salpes, à la tunique transparente sont planctoniques. Elles vivent en haute mer, organisées en rubans de plusieurs individus dont certains se séparent, pour mener une vie solitaire.
 
Organisation anatomique d'une Ascidie
Ascidie simple (Polycarpa pigmentata) avec ses orifices inhalants et exhalants.
© IRD- Pierre Laboute