• L'effet de serre  
  • Les pollutions  
  • La surpêche  
  • La présence de l'homme  
 
L'IMPACT DE L'ACTIVITÉ HUMAINE
La surpêche
  Introduction 
On parle de surpêche lorsque la quantité de poissons capturés annuellement est supérieure à la production nette de ce stock. Pour les 25 dernières années, dans certaines zones Indo-pacifique, la quantité de poissons disponibles a diminué de 6% à 33% par rapport à l'abondante quantité d'origine. Les stocks de la Méditerranée sont surexploités. En Atlantique, la morue a été surpêchée sur les côtes canadiennes ; dans l'océan Pacifique, les anchois du Pérou, les sardines et les thons ont, eux aussi, été surexploités. Qu’est-ce qui en est responsable et quelles en sont les conséquences?
Les nouvelles technologies, les aides publiques pour l'expansion des flottes industrielles et une réglementation trop peu axée sur la conservation et bien souvent outrepassée en sont en grande partie la cause. Usant de filets de très grande taille (des centaines de kilomètres), de détection au sonar et d’une autonomie en haute mer de plusieurs mois, les navires-usines ont considérablement augmenté les possibilités de capture... Certaines techniques, comme les filets maillants dérivants, entraînent un gaspillage important: 20% à 50% de la capture (cétacés, dauphins, requins) est accidentelle et inexploitée. De surcroît, environ 40% des poissons n'atteint jamais le marché, les prises étant soit trop petites, de moindre qualité, pas de la bonne espèce ou bien dépassent les quotas de pêche….. Les poissons se raréfient à point tel que l’on va les chercher toujours plus profondément, ou à des endroits de plus en plus éloignés des zones de pêche locales.
Les conséquences de cette surpêche sont écologiques et touchent les populations locales : la raréfaction de certaines espèces entraîne le bouleversement des chaînes alimentaires et le changement d'habitat pour les animaux qui ne trouvent plus leur nourriture habituelle. De nombreuses populations, dépendant quasi exclusivement de ressources halieutiques, se voient obligées de se diriger vers des pêches plus productifs, bouleversant par la même occasion leur mode de vie et amplifient ainsi le phénomène.
Certaines lois et pratiques internationales relatives à la protection du milieu marin existent déjà, comme la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, signée en 1982 par 159 états ou encore l'Agenda 21, qui contient quant à lui un certain nombre de recommandations.
 
La surpêche entraîne la raréfaction de certaines espèces et des perturbations dans la chaîne alimentaire
© Jean-Pierre Hallier IRD Banque Indigo