• L'effet de serre  
  • Les pollutions  
  • La surpêche  
  • La présence de l'homme  
 
L'IMPACT DE L'ACTIVITÉ HUMAINE
La présence de l'homme
  Introduction 
De nombreux visiteurs ont plus ou moins longuement séjourné sur Clipperton au cours des 3 derniers siècles. Ceux-ci étaient animés par différentes motivations : l’étude scientifique des mystères de l’île, l’occupation ou le relais militaire ou bien encore l’exploitation des ses ressources. De ces dernières, l’atoll en est presque dépourvu. En effet, seuls les phosphates, déposés dans les couches sédimentaires depuis des milliers d’années ainsi que les ressources halieutiques comme les langoustes, très nombreuses sur le platier, étaient susceptibles d’intéresser une quelconque exploitation par l’homme. À l’heure actuelle, ces deux ressources ont été amplement exploitées et l’île en garde des vestiges : déchets métalliques, rails, raréfaction des langoustes…
De l’occupation militaire et du passage des équipes scientifiques subsistent de nombreux sacs de ciment entassés, un stock de munitions désamorcées, les cadavres d’engins de manutention, les dalles de béton des baraquements du camp Bougainville….
Mais, même à bonne distance de l’île, la présence de l’homme se ressent notamment en raison de son action en matière de pêche. Comme l’attestent les rares images sous-marines disponibles, l’île était réputée pour la grande quantité de squales gravitant autour de sa couronne. Elle en est aujourd’hui presque dépeuplée. En effet, pêchés pour leurs ailerons depuis une bonne dizaine d’année par des bateaux asiatiques et sud-américains, ces prédateurs de premier ordre, nécessaires à la chaîne alimentaire, ont soit disparu, soit déserté le récif.
 
La présence de l'homme est génératrice de toutes sortes de déchets
© Jean-Louis Etienne
Ces sacs de ciments abandonnés au moment des missions Bougainville nous seront probablement utiles
© Jean-Louis Etienne