• La vie  
  • La salinité et le pH  
  • Le "trou sans fond"  
  • La bathymétrie  
  • Les passes  
 
LE LAGON
La salinité et le pH
  Introduction 
Sur Clipperton, les précipitations sont supérieures à l’évaporation. Les passes étant fermées, il n’y a ni véritable circulation d’eau, ni renouvellement. C’est pourquoi l’eau du lagon est pratiquement douce en surface (de 1,5 g/l à 4,5 g/l). Il semblerait que cette salinité varie en fonction des conditions climatiques, notamment avec les périodes de pluie et de tempêtes, durant lesquelles de l’eau océanique pourrait passer au-dessus du récif.
Plus la profondeur est importante, plus la salinité augmente. Au fond de la fosse orientale, elle est pratiquement équivalente à celle de l’océan, soit 32 g/l. C’est dans cette lentille d’eau salée que furent signalées de grosses caranges (Caranx lugubris), euryhalines (capables de supporter des salinité réduites). S’agit-il ici de représentantes de la faune «relicte» du lagon?

Les relevés de pH du lagon sont variables en raison des difficultés de mesures dues notamment aux différences de salinité, de température et à la dégradation de la matière organique. L’eau de mer est normalement alcaline. Dans le lagon, le pH varie entre 8,6 en surface et 7 dans le trou sans fond et les fosses. Sans que la relation soit clairement établie, aux endroits du lagon où sont perceptibles de fortes odeurs d’hydrogène sulfuré (H2S), le pH mesuré au-delà de14 m de profondeur est compris entre 7 et 7,5. Aucune mesure de pH n’a été effectuée dans le trou sans fond au-dessous des 34 mètres. Lors de notre séjour, nous tenterons de réaliser ces relevés à l’aide d’une sonde à prélèvements.
 
La salinité du lagon augmente en fonction de la profondeur
d’après Niaussat - Le lagon et l’atoll de Clipperton, 1986