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LES TECHNIQUES D'EXPLORATION NATURALISTE / LES APPAREILS DE MESURE
Le fluxmètre
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Le rayonnement solaire est composé d’ondes électromagnétiques de courte longueur d’onde dont une partie (environ 30 %) est réfléchie vers l’espace par l’atmosphère et par sa surface. Le reste est en partie absorbé par l’atmosphère, le sol et les océans. Cette énergie est réémise sous forme d’un rayonnement électromagnétique de grande longueur d’onde, dans l’infra rouge dit «thermique». Celui-ci peut être en partie réabsorbé par des éléments présents dans l’atmosphère, comme les gaz à effet de serre ou les aérosols, ce qui a pour conséquence le maintien de celle-ci à une température moyenne de 15 °C. : c’est l’effet de serre naturel.
La différence entre l’énergie gagnée par la planète (flux solaire) et l’énergie renvoyée vers l’espace (infrarouge) constitue le «bilan radiatif».
À l’aide d’appareils destinés à mesurer le bilan des radiations reçues et réémises, les fluxmètres, les scientifiques s’intéressent aux variations de certains types de rayonnements.
Certains fluxmètres, installés sur des satellites, peuvent indiquer les variations du bilan radiatif. S’il est positif, la terre se réchauffe, s’il est négatif, elle se refroidit : cette mesure est très importante pour la surveillance du climat terrestre. D’autres permettent la prise de mesure à la surface de la terre. Ce qui est mesuré est le «flux net de surface», dont la valeur varie en fonction des propriétés physiques ou biologiques de la surface considérée. Des fluxmètres sensibles aux courtes longueurs d’ondes, l’un dirigé vers le haut, l’autre vers le bas, permettent de mesurer la contribution solaire. Deux autres fluxmètres sensibles aux grandes longueurs d’ondes l’un dirigé vers le haut, l’autre vers le bas, permettent de mesurer la contribution du rayonnement infrarouge.
Il existe d’autres fluxmètres qui permettent de mesurer des rayonnements particuliers, comme l’ultraviolet, qui si faible soit-il (5% du flux solaire) a des effets très importants sur les organismes vivants. C’est le cas du fluxmètre ultraviolet erythémal, spécialement conçu pour mesurer le rayonnement absorbé par la peau humaine. Comme c’est l’ozone atmosphérique qui absorbe le rayonnement ultraviolet, sa destruction (le fameux trou de la couche d’ozone) laisse craindre une augmentation du flux d’UV, d’où l’importance de la surveillance de ce type de rayonnement qui peut provoquer des brûlures et certains cancers de la peau.
Sur Clipperton nous effectuerons des mesures sur une large gamme de rayonnements ultraviolets à l’aide de fluxmètres.
 
Fluxmètre
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