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Nous avions déjà commencé à renvoyer le matériel à Acapulco mais cette fois cest la dernière. En une semaine nous avons démonté une à une toutes les installations selon un plan bien établi : les 2 éoliennes, puis une tranche de 42 panneaux solaires, le circuit électrique et la batterie, le dessalinisateur (Gérard a fait une réserve de 2 m3 deau douce),
. Il a fallu nettoyer et tout ranger dans des caisses : les équipements de plongée, lhôpital, loutillage, le matériel de cuisine et ses affaires personnelles. Il est important en expédition de conserver les emballages à labri : ils occupaient 1/3 dune grande tente.
Avec le matériel, on sarrange toujours pour lui trouver une place, une fois revenu à la maison. Mais que va ton faire des nouvelles idées germées dans cet espace sans contrainte, combien de temps faudra til pour shabituer à lagitation du monde, à ses chaussures de ville, aux klaxons des voitures, aux faits divers des journaux
Je sais par expérience que les conditionnements reviennent vite, je sais aussi que ces acquis décalés apportent toujours un nouveau souffle à la vie. Limportant cest de partir ; le déséquilibre quengendre le voyage est toujours une opportunité de reconstruction personnelle.
Demain je vais monter sur le canot et quitter le sol de Clipperton. Du bateau je verrai séloigner ce rocher mythique que jai regardé des milliers de fois, à toutes les heures du jour, comme un phare sur cette île déserte. Je sais que cette parenthèse du monde comptera parmi mes plus belles aventures. Plus quune expédition cest une tranche de vie.
A tous ceux qui mont aidé a réaliser ce projet je dis un grand merci du fond du cur. De retour en France, je mactiverai pour vous transmettre les résultats des chercheurs.
A bientôt.
Jean-Louis Etienne
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Le platier, un haut lieu de méditation. © Camille Fresser |
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Le rocher de Clipperton, comme un phare à toute heure du jour. © Camille Fresser |
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Le Rara Avis au passage du rocher. © Jean-Baptiste Benoit |
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