Notre
précédente étude sur l'atoll de Clipperton
a démontré que son lagon constitue un laboratoire
géochimique naturel pratiquement unique au monde.
En effet, les eaux de son lagon, privées d'oxygène
au-delà de 8 m de profondeur révèlent
aussi de fortes proportions d'acide sulfurique ce qui
en fait un creuset naturel dans lequel se forment des
phosphates. Ce modèle sera affiné grâce
à de nouveaux prélèvements de sédiments
et d'eaux dans différentes zones du lagon.
Sur la surface de l'atoll, nous chercherons dans les
sédiments les traces d'évènements
climatiques particuliers, comme des ouragans, ou géophysiques
comme les tsunamis.
Des forages carottés seront effectués
pour connaître la date d'installation du récif
et suivre verticalement son évolution en relation
avec les ouvertures et fermetures du détroit
de Panama.
Enfin, des prélèvements dans la nappe
phréatique de Clipperton permettra de comprendre
les relations entre les transformations des carbonates
et la chimie de cette nappe phréatique.