Generali Arctic Observer - Journal de bord
 
Generali Arctic Observer - Journal de bord
26.04.10 La représentation graphique de l'altitude et de la vitesse Journal de bord - Diaporama
26.04.10 Simulation de trajectoire d'arrivée en Sibérie Journal de bord - Diaporama
26.04.10 Périlleuse traversée Journal de bord - Diaporama
16.04.10 Clap de fin sur le Generali Arctic Observer
15.04.10 Jean-Louis Etienne de retour en France, en conférence de presse demain vendredi à 14H00 Journal de bord - Vidéo
12.04.10 Retour sur la traversée de l'océan Arctique en ballon au jour le jour Journal de bord - Vidéo
11.04.10 Jean-Louis Etienne récupéré par son équipe Journal de bord - DiaporamaJournal de bord - Vidéo
10.04.10 Jean-Louis Etienne : Je suis en Yakoutie, au milieu de nulle part
10.04.10 Jean-Louis Etienne a atterri ce matin en Sibérie
09.04.10 Jean-Louis Etienne survole la Sibérie
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Périlleuse traversée
26 avril 2010
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Cette traversée fut périlleuse, engagée, comme aucune des expéditions que j'ai faite, car voler n'accorde aucun répit. Voici pourquoi je n'ai envoyé aucun journal de bord. D'abord la traversée du Spitzberg, 36 heures intenses entre mer, montagne et brouillard, au plus bas possible pour gagner vers le Nord. Suivirent 12 heures de survol de la banquise, un pur bonheur, jusqu'à ce que la situation se complique. Manque d'électricité par ensoleillement insuffisant sur les panneaux solaires. En mode dégradé, priorité au GPS et à l'Iritrack, système de suivi par satellite par le PC vol. Perte du timer qui régule le brûleur ; je dois piloter à la main. Dans la proximité du Pôle, une tempête m'impose 15 h de pilotage hyper concentré entre 300 et 150 m sol à 80 et 90 Kms/ ! Après quoi je suis monté à 500 m pour me reposer, pas longtemps. Départ d'incendie du a une fuite de la veilleuse du brûleur ; le gaz liquide coule en feu dans la nacelle. Extincteur efficace : ouf ! En chute rapide, je récupère à 20 m sol. Énorme stress. La fatigue s'accumule. Je monte à 3000 m pour recharger les batteries et me reposer puis redescends à 300 m pour reprendre une meilleure trajectoire. Nouveau déficit d'électricité. Je dois piloter à la main sur un seul brûleur. Le PC me demande de monter à 5000 m. Premières hallucinations auditives et visuelles dont je suis conscient. Je respire l'oxygène à 2 l/mn. En plein soleil, la surcharge électrique déclenche un incendie sur le tableau de bord ! Fuite de gaz sur le seul brûleur qui fonctionne ! La trajectoire vers l'Alaska se ferme. Il est décidé de rejoindre la côte de Russie. Après une très belle journée à survoler la Sibérie, atterrissage grandiose. Enfin posé je m'endors une cuillère dans la bouche après 6 jours d'une rare intensité.


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