Jean-Louis Etienne - Generali Arctic Observer - Mesure du Co2La mesure du champ magnétique terrestre
C’EST AUJOURD’HUI UNE CERTITUDE SCIENTIFIQUE, L’ACCUMULATION DE GAZ CARBONIQUE A UN EFFET MAJEUR SUR L’EFFET DE SERRE ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE. MAIS, SI L’ON CONNAÎT PARFAITEMENT LE PHÉNOMÈNE, LES CHERCHEURS MANQUENT ENCORE DE MESURES OBJECTIVES AUTOUR DU PÔLE NORD, UN DES POINTS LES PLUS SENSIBLES DE LA PLANÈTE.

L’EXPÉDITION « GENERALI ARCTIC OBSERVER » DEVRAIT POUVOIR APPORTER DES ÉLÉMENTS SIGNIFICATIFS EN LA MATIÈRE.
DES DONNÉES INÉDITES
Les mesures de concentration de gaz carbonique sont assurées à l’heure actuelle par un réseau de stations réparties de manières très inégales à la surface du globe. Bien évidemment, la structure même de la banquise ne permet pas d’établir de base permanente au dessus du pôle Nord. Le mode de transport écologique, de même que la période de vol prévue devraient permettre de recueillir des données fiables sur les quantités de CO2 d’origine exogène sur l’Arctique. En effet, au printemps, la végétation environnant les latitudes polaires n’a pas encore repris. On peut donc considérer que le gaz carbonique issu de la photosynthèse sur place est quasiment inexistant. Les mesures de CO2 permettront donc d’identifier de manière rigoureuse quels sont les apports en gaz carbonique que subit l’atmosphère aux alentours du pôle Nord.

Enfin, à l’aide des modèles de circulation de masses d’air et de l’ensemble des données transmises par la sonde embarquée, il sera possible de déterminer les origines des concentrations mesurées… Un outil pour mieux comprendre notre monde et tenter de proposer des solutions pour une meilleure gestion des équilibres essentiels.
UNE EXPÉRIMENTATION TECHNIQUE
L’expérience va permettre de tester dans des conditions extrêmes une sonde de mesure miniaturisée. Conçue par la société Vaisala, calibrée et conditionnée par le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), elle ne pèse que 360g pour une consommation de 3,5 watts et une précision de mesure de l’ordre de 1%. Des premiers essais ont été réalisés en novembre 2008 sur un ballon captif de Météo France pour s’assurer de la fiabilité du système. Chaque mesure de CO2 sera couplée avec les valeurs suivantes prises sur le lieu de l’analyse : position GPS, altitude, pression, hygrométrie, vitesse et direction de déplacement. Ces données seront transmises par Iridium à Michel Ramonet du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement(CEA-CNRS).
Jean-Louis Etienne - Sciences - Sonde de mesure