Les vastes étendues du Haut Arctique, que se partagent les pays scandinaves, la Russie, l’Alaska (USA), le Canada et le Groenland (Danemark), sont des réservoirs miniers, de pétrole et de gaz, de plus en plus convoités pour satisfaire la demande croissante en énergie et en matière première. L’exploitation industrielle, sur ces terres glaciales où la vie est fragile, est confrontée aux exigences des organisations mondiales de protection de la nature et des autochtones qui veulent leur part de richesses.   Avec le réchauffement climatique, les côtes de l’Océan Arctiques sont de plus en plus libres de glace. La navigation sur les passages du NE et du NW est actuellement possible 20 à 30 jours par an. A l’horizon 2030, elle pourrait l’être 90 à 100 jours, voire 150 pour les brises glace. D’importantes infrastructures portuaires sont en construction en Norvège et au Canada sur ces futures routes maritimes, les plus courts chemins entre l’Europe et l’Asie.
  Le développement industriel du Haut Arctique soulève des conflits territoriaux. Le Danemark a récemment revendiqué le pôle Nord, prétextant que la chaîne Lomonosov était la continuité sous-marine du Groenland. La navigabilité du Nord-Ouest ravive le désaccord entre le Canada et les USA. Toronto considère que le passage du NO est Canadien, Washington considère qu’il s’agit d’une route maritime internationale.
Les Russes considèrent que le quartier d’océan qui s’étend de la côte sibérienne au pôle fait partie de leur “zone d’influence“.
 
Le brise-glaces Yamal