Toutes les infrastructures,les routes,les maisons, construites sur le permafrost se lézardent, deviennent bancale, s’effondrent. Les arbres se déracinent sur ce sol mouvant.
L’érosion des côtes s’accélère et des maisons doivent se déplacer à l’intérieur des terres.

La banquise est bien plus fragile : l’embâcle est tardif et la glace se retire des fjords très tôt en saison. Pour les autochtones, il est devenu dangereux de s’aventurer sur la banquise pour chasser ou se déplacer d’un village à l’autre.

L’ours n’est pas épargné ; il se nourrit essentiellement de phoques qu’il chasse à l’agloo, ce trou dans la glace où le pinnipède sort pour respirer. La réduction de la suface de la banquise amenuise son terrain de chasse et on craint pour son avenir.
Des espèces végétales, des oiseaux, des insectes, s’invitent de plus en plus nord ; le plus spectaculaire constat est la découverte d’un ours croisé de grizzli et d’ours polaire.

  La disparition du pôle froid en été, les variations de la salinité de l’océan par l’apport d’eau douce venant de l’augmentation des précipitations et de la fonte des glaciers, auront des effets sur la circulation du Gulf Stream, avec un risque de refroidissement de la façade atlantique de l’Europe, dans un contexte de réchauffement global.