La logistique d’une mission scientifique
sur la banquise
 
Se rendre et se déplacer sur la banquise , s’installer sur une mince croûte de glace fracturée et chaotique, y vivre dans des conditions météorologiques extrêmes, mettre en œuvre du matériel scientifique, effectuer des observations et des mesures fiables en surface ou en plongée, communiquer… autant d’activités qui exigent la mise en œuvre d’une logistique approfondie et une méthodologie exemplaire.
Les énergies du futur
 
Disposer d’une autonomie énergétique sur la banquise suppose la recherche de solutions novatrices. L’usage de panneaux photovoltaïques et de piles à combustible chaque fois que cela est possible minimise l’utilisation de groupes électrogènes qui posent des problèmes d’alimentation en carburant et de pollution évidents. Les conditions climatiques particulières en ces régions constituent par ailleurs un excellent banc d’essai pour ces technologies appelées à un grand développement dans le futur.
A la recherche
du pôle magnétique
 
Le champ magnétique terrestre est soumis à des fluctuations d’intensité et d’orientation. La déclinaison magnétique en un lieu varie constamment. Les pôles magnétiques n’occupent pas une position géographique figée dans le temps. Avant l’arrivée du positionnement par satellite, cette variabilité du magnétisme terrestre a considérablement compliqué la navigation, surtout dans les régions polaires. Au cours de la mission Total Pole Airship, des mesures de géomagnétisme seront réalisées en vue d’actualiser les connaissances en ce domaine.
La mesure
de l’épaisseur
de la banquise
 
Les satellites permettent de cartographier l’étendue de la banquise, mais ne permettent pas d’accéder à l’épaisseur, critère essentiel pour connaître l’évolution du volume de glace. Les carottages ponctuels ne suffisent pas non plus, en raison de la variabilité de l’épaisseur, due aux crêtes de compression et aux voiles de glace sous-marins. Seuls des transects complets tels que ceux qui sont effectués avec l’EM-Bird permettent d’accéder à cette dimension et d’établir un état de référence à la date de mars 2008.
L’observation
des glaces marines
in situ et par satellite
 
Les satellites assurent une fréquence et une répétitivité des observations des régions polaires remarquables, mais l’interprétation des données ainsi acquises doit nécessairement s’appuyer sur des observations in situ. Les carottages, les mesures électromagnétiques à l’aide de l’EM-bird, les observations météorologiques, les plongées sous-marines réalisées au cours de la mission jouent un rôle majeur dans l’aide à l’interprétation des données satellitaires.
De la Méditerranée
à l'Arctique
en survolant l'Europe
 
Au cours du convoyage du dirigeable vers le Spitzberg, point de départ de l'expédition proprement dite, le dirigeable survolera l'Europe. Il offrira ainsi une station d'observation privilégiée des espaces européens et de leur diversité.
Le dirigeable,
un aéronef pour les missions d’exploration
 
Les mesures aéroportées d’épaisseur de la banquise ne peuvent s’effectuer qu’à vitesse réduite (quelques dizaines de km/h)et à une altitude de quelques dizaines de mètres Le dirigeable s’avère le seul aéronef disposant d’une autonomie suffisante pour effectuer un survol aussi long à cette vitesse à l’altitude requise. Au-delà de ce type de mission, le dirigeable connaît actuellement un regain d’intérêt dans le domaine du transport aérien, pour des applications spécifiques.
Les observations météorologiques
en Arctique
 
Suivre l’évolution climatique nécessite d’accumuler au fil du temps le maximum d’informations météorologiques en un maximum de stations. Dans les régions polaires, la densité de stations météorologiques est faible. La mission Total Pole Airship offre l’opportunité d’effectuer des mesures de paramètres météorologiques sur la banquise et Météo-France s’implique dans cette expédition.
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