• 16-05-07, “Orage magnétique dans l'hélico”  
 
  • 10-05-07, “Magie sous la banquise”  
 
  • 02-05-07, “Rencontre sur la banquise”  
 
  • 25-04-07, “Une dangereuse escapade”  
 
  • 18-04-07, “Une arrivée mouvementée”  
 
  • 11-04-07, “Elliot et Ulysse, clandestins au Spitzberg”  
 
  • 09-04-07, “Aventurier en herbe !”  
 
Orage magnétique dans l'hélico  
  mercredi, 16 mai 2007 précédente    
- Moi je trouve que ça ressemble à un obus, je ne comprends pas pourquoi on a appelé cette machine un « oiseau » ?! s'’exclama Ulysse, qui n’'avait pas dit un mot depuis le décollage de l’'MI8, l'’hélicoptère russe de la base.
- Parce qu’'il vole, bien sûr ! répondit joyeusement Elliot, ravi de ce petit voyage au-dessus de la banquise.
- Tu dis que ce « truc » mesure l’'épaisseur de la banquise ? dit Ulysse sceptique.
- Ulysse, je te l'’ai expliqué sous la tente !
- Oui, mais je n'’étais pas prêt à t'’écouter… Les œufs de saumon sur leurs petits pains chauds ne supportent aucun parasitage !
- Parasitage, parasitage… Elliot s’'apprêtait à lui infliger « la pichnette de la mort », entendez par là « bien douloureuse sous le nez », lorsqu'’une perturbation de l'’hélico le projeta contre le siège devant lui.
- Mais tu vas la mettre cette foutue ceinture, Elliot ?! gronda Sam
- Non, je veux être prêt à me libérer de l’'appareil, si un orage électromagnétique nous tombe dessus…
- Pfut ! N’'importe quoi !

Puis, se recalant confortablement dans son siège, Elliot chuchota à l’'oreille d’'Ulysse :

- Grâce à cet appareil, « l'’Oiseau électromagnétique » fixé sous l'’hélicoptère, nous allons connaître l’'épaisseur de la banquise…
- Oui, Elliot, mais la question est comment il fait pour savoir ce qui se passe sous la banquise ? vociféra Ulysse.
- C’'est très simple, il utilise deux rayons différents !
- Des rayons… Des rayons laser ?! Comme dans la « guerre des étoiles » ? s'’enthousiasma Ulysse.
- Non, enfin oui, mais tu m’'embrouilles espèce de fripouille ! se lamenta Elliot. Je reprends : un des rayons est effectivement laser, il fonctionne en se réfléchissant sur la surface de la banquise, ce qui nous donne le relief supérieur… Tu suis, Ulysse ?
- Oui, oui, dit Ulysse en retirant prestement le doigt de son nez.
- L’'autre rayon est électromagnétique. Il traverse la banquise et nous donne son relief sous l'’eau.
- Trop fort ! se moqua Ulysse.
- Tu fais ton malin… ronchonnait Elliot. À ton avis, les crêtes de glace sont plus grandes de quel côté ? À la surface ou sous la mer ?
- A la surface, bien sûr ! claironna Ulysse.
- Bien sûr ? Et non, c’'est le contraire, en surface elles atteignent deux à trois mètres tout au plus, alors que portées par l’'eau, elles peuvent descendre jusqu'à une vingtaine de mètres, on appelle ça des quilles…

De l’'agitation provenait de la cabine de pilotage. Les pilotes russes parlaient vite et fort, tapaient sur leur tableau de bord.

- Que se passe-t-il ? demandèrent en choeur les deux frères.
- Apparemment un orage magnétique perturbe les instruments de bord. Ça arrive souvent, mais là, le problème c’'est qu'’il se prolonge ! leur chuchota Sam.
- Où ça un orage ? ! s'’exclama Ulysse.
- S’'il faisait nuit noire, tu verrais une aurore boréale, c’'est-à-dire des volutes de lumières vertes, jaunes ou pourpres dans le ciel. C’'est la marque d'’un orage magnétique qui arrive en cas d'’éruption solaire.

Puis, un des pilotes les interrompit pour leur expliquer que, grâce au temps clair, l'’hélico allait se diriger à vue, et qu’'il était grand temps de rentrer, car l’'expédition levait le camp le soir même.

- Et pourquoi si vite ? Nous devions partir demain ! Non ? gémit Ulysse
- La piste qui comme tu le sais, s’'est cassée, a été réparée avec de l’'eau. Elle a bien gelé avec les températures basses de ces dernières heures, ce qui a soudé la fracture. Nous devons lever le camp avant qu’'une nouvelle perturbation se lève, expliqua calmement Sam.

Et, en effet, aussitôt qu'’ils retrouvèrent le camp, toute l'’équipe se tenait prête à embarquer dans l'’Antonov, direction le Spitzberg…

- Voilà les garçons, dit Jean-Louis, cette première petite expédition de validation s’'est bien passée. La prochaine fois que nous croiserons ces latitudes, nous serons en dirigeable…
- Même nous ?!! s’'exclama Elliot.

Jean-Louis se contenta de regarder au loin la lumière se difracter dans la poussière de glace soulevée par les moteurs de l’'avion.
 
MI8 avec
L'oiseau électromagnétique
© Compoint
Cokpit de l'hélicoptère
© Compoint