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  • 25-04-07, “Une dangereuse escapade”  
 
  • 18-04-07, “Une arrivée mouvementée”  
 
  • 11-04-07, “Elliot et Ulysse, clandestins au Spitzberg”  
 
  • 09-04-07, “Aventurier en herbe !”  
 
Elliot et Ulysse, clandestins au Spitzberg  
  mercredi, 11 avril 2007 précédente | suivante    
Une tempête est annoncée sur Longyearbyen, la capitale du Spitzberg, lorsque Jean-Louis Etienne et son équipe débarquent sur le tarmac du petit aéroport du bout du monde. Cette année il est anormalement plein : c’'est la quatrième Année Polaire Internationale ! Scientifiques « de tout poil » se sont donnés rendez-vous pour étudier les régions polaires.

Pour l'’heure, Ghislain et Samuel, deux jeunes logisticiens de l’'équipe de Jean-Louis Etienne, se sont mis à l'’écart, afin de tester les différents appareils de mesure dont va avoir besoin l’'équipe, une fois rendue au Pôle Nord. Lorsque tout à coup :
- Ulysse, mais baisse la tête !
- Aïe, lâche-moi Elliot… ça fait dix minutes qu’'ils sont tous partis, comment veux-tu qu’'ils me voient?!
- On a promis à Ghislain de rester cachés jusqu’'à ce qu’'il vienne nous chercher.
- Oh, ce vent me rend fou, je commence à avoir froid.
Elliot et Ulysse, les deux fils de Jean-Louis Etienne, avaient fait des pieds et des mains auprès de leur père pour l’'accompagner en expédition, mais aucun argument n’'avait pu le convaincre de les emmener en pleine année scolaire. De plus, avait-il ajouté : « le Pôle Nord est une région du globe extrêmement hostile, ça n'’est pas un terrain de jeu ! » « c'’est ce que l’'on allait voir...» s’'étaient dit les deux frères.
Avec l’'aide de Samuel et Ghislain et la complicité de la maman, ils avaient pris le même avion que le reste de l’'équipe, et ça n'avait pas été une mince affaire que de les faire passer aux postes de douane : Samuel avait dû faire preuve de bien des malices. Pour tout dire, la présence du père dans l’'avion avait été fort utile, même si ce fut sans son consentement...

- C'’est le moment d’'aller chercher les petits, dit Ghislain. Ils seraient bien capables de s’'embarquer dans des aventures, sans nous demander notre avis !
- Ça m’'étonnerait, dit Samuel, ils sont en train de se battre derrière le talus de glace...

Tout en rigolant, ils rejoignirent Elliot et Ulysse, qui ne se cachaient plus du tout tant ils étaient concentrés dans la bagarre. Bien qu’'Elliot soit le grand frère, Ulysse faisait quasiment le même poids, et savait parfaitement se défendre.
- Hé les garçons ! il est temps de se mettre à l'’abri, dit Ghislain, nous partons demain en Antonov 74, vers la base russe de Barnéo. Nous serons à cent kilomètres du Pôle Nord Géographique...
- Ouahou ! s’'exclamèrent en choeur Elliot et Ulysse.
- Mais c’'est quoi un Antonov 74 ?
- C'’est l'’avion Russe qui va nous transporter, avec tout le matériel, répondit Samuel.
- Mais il n’'y a pas de piste d’'atterrissage au Pôle Nord ?! dit Ulysse. Le Pôle Nord est au milieu d'’un Océan gelé, tu te fiches de nous !
- Tu as raison, dit Ghislain, je te propose de continuer cette conversation autour d’'un bon chocolat chaud.

Bien que le jour soit permanent à cette période de l’'année, le ciel s’'était dangereusement obscurci, et des rafales de vents glacials balayaient le fjord de part en part.
Une fois arrivés dans la pension de famille, où logeait toute l’'équipe, les températures très basses, ajoutées au voyage, avaient eu raison de la vivacité des deux aventuriers en herbe. L’'envie d'’une bonne douche chaude avait remplacé les questionnements… D’'autant que Jean-Louis Etienne était rentré, il allait falloir jouer serré pour ne pas le croiser !