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  • 10-05-07, “Magie sous la banquise”  
 
  • 02-05-07, “Rencontre sur la banquise”  
 
  • 25-04-07, “Une dangereuse escapade”  
 
  • 18-04-07, “Une arrivée mouvementée”  
 
  • 11-04-07, “Elliot et Ulysse, clandestins au Spitzberg”  
 
  • 09-04-07, “Aventurier en herbe !”  
 
Une arrivée mouvementée  
  mercredi, 18 avril 2007 précédente | suivante    
- Aujourd’'hui c'’est le grand jour ! Nous avons rendez-vous avec les ours blancs, les morses, les narvals, les bélugas...chuchotait Samuel à l'’oreille d'’Ulysse qui peinait à se réveiller.
- Hum...Qu'’est-ce que tu racontes...J'’ai encore sommeil !
- Je veux être le premier à plonger sous la glace ! dit Elliot en sautant du lit.
- Encore faut-il que vous soyez prêts, le décollage de l’'avion aura lieu dans trois quarts d’'heure, intervint Ghislain visiblement très contrarié.

En effet, rien ne pouvait présager un départ imminent : les affaires des deux garçons étaient joyeusement éparpillées dans toute la pièce.

- Je récapitule : vous allez accompagner Samuel qui vous installera au fond de l’'Antonov 74 expliquait Ghislain, ne vous faites pas remarquer, sinon retour à la case départ et adieu le Pôle Nord.
- T’'es pas drôle ! gémit Elliot. De toute façon, nous sommes de vrai caméléon, je te défie de nous reconnaître après que nous ayons enfilé nos tenues de combat !
Elliot tenait à la main un vêtement de fille que la petite amie de Ghislain avait malencontreusement glissé dans ses affaires.
Gesticulant dans tous les sens, Elliot et Ulysse étaient hilares, mais surtout ils n’'avaient pas l’'intention de prendre la situation trop au sérieux.
Et en effet tout marcha comme sur des roulettes malgré un vent à décorner les Boeœufs musqués : une fois tout le matériel à bord, l’'avion ferma ses portes et décolla dans un vacarme assourdissant.

- Regarde Ulysse, la banquise, droit devant...
- Quoi la banquise ?
- On commence à voir le pack de glace, regarde il est tout craquelé...La banquise qui s’'est formée dans la région du Pôle Nord dérive avec les courants marins et avec les vents.
- Pourquoi tu dis qu'’elle se forme ? Elle ne descend pas des glaciers ?
- Non Ulysse...Enfin si, une partie de la glace que tu aperçois vient peut-être des glaciers, on les appelle des icebergs et c’'est de la glace d’'eau douce. La banquise se forme à partir de la mer, et comme elle est salée elle ne gèle pas à 0°C mais à -1,8°. - Comment tu sais ça toi ? Ouha ! Regarde un ours avec ses deux petits !!

Sans prêter attention à sa remarque Elliot continua :

- Ici l'’hiver est long et très froid, et la banquise peut faire entre deux et trois mètres d’'épaisseur. Dans un premier temps la glace est salée, puis les cristaux de sel descendent doucement et retourne dans la mer… Oh ! mais c’'est vrai, un ours, des ours...s'exclama Elliot.

Fort heureusement, leur joie avait vite été noyée dans un brouhaha généralisé. Pourtant il sembla à Ulysse que son père cherchait d’'où pouvait bien provenir cette voix de jeune garçon...Quelques mots incompréhensibles en russe interrompirent les conversations.

- Je crois que nous allons bientôt atterrir, observa Ulysse, il est temps de remettre nos parkas d'’explorateur ! Et accroche-toi, ça va secouer !

Une fois l’'avion arrêté sur la piste d'’atterrissage de fortune, faite à même la banquise, l'’ambiance était tendue, de fortes bourrasques déstabilisaient l’'avion, ce qui ne rendait pas facile le débarquement des caisses. Par moment, le camp disparaissait dans les tourbillons de neiges.

- Fais attention Ulysse dans le blizzard.
- C’est quoi qui est bizarre ?
- La neige soufflée par le vent, on appelle ça le blizzard. C’'est dangereux car tout devient blanc et on peut facilement se perdre !

Soudain un long craquement se fit entendre :
- Crack. Que se passe-t-il ?
Des hommes sortent des tentes. Il y avait finalement plus de monde qu'’on ne pouvait l'’imaginer au premier abord...
L’'inquiétude monte, des hommes parlent vite et fort, toujours en russe, incompréhensible.
Elliot et Ulysse qui assistent à la scène, blottis derrière une congère de glace, ne comprennent rien à ce qui se passe...
v Puis un rugissement monstrueux fait vibrer la banquise.

- Non! crient plusieurs hommes de l’'équipe de Jean-Louis.
- Mais ils sont fous ?!!

L’'avion a remis les gaz à fond et les dernières caisses, descendues par la porte arrière de l’'appareil, sont projetées à une cinquantaine de mètres, elles explosent et déversent sur la glace une tonne de matériels scientifiques.

Seuls Samuel et Ghislain ne semblent pas s’'en préoccuper, ils ont perdu Elliot et Ulysse...
 
Arrivée sur Barnéo
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Déchargement du matériels
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Camp de Barneo sous la neige
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