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L'ATMOSPHÈRE
TERRESTRE
Une
enveloppe de gaz tout autour de la Terre
Lair que
nous respirons constitue lenveloppe gazeuse de la Terre, appelée
atmosphère. Près de la moitié de cette masse fluide
ne dépasse pas 5 000 mètres daltitude. Cest
bien peu, comparé aux 6 400 kilomètres du rayon terrestre
! Et pourtant, cest latmosphère qui crée les
conditions favorables à lépanouissement de la vie
à la surface de notre planète.
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couches superposées
La couche inférieure
dans laquelle nous vivons, la troposphère, est la zone la plus
dense, celle des nuages et du climat ; son plafond (60°C) se
situe en moyenne à 12 km daltitude. Au-dessus, on distingue
encore trois niveaux (stratosphère, mésosphère et
thermosphère) en fonction de la température, avant dentrer
dans le vide interplanétaire, au-delà de 1 500 km.
Quy
a-t-il dans latmosphère ?
Azote, oxygène,
argon et autres gaz rares sont en proportions très stables dans
latmosphère. Seules les teneurs en gaz liés à
lactivité humaine (gaz carbonique, ozone, etc), très
faibles, sont variables. Cet air représente 98% du poids de latmosphère
; le reste est constitué deau et de fines particules, appelées
aérosols (poussières, pollen, cristaux de sels
). Une
météo très agitée
Anticyclones et dépressions : notre atmosphère est loin
dêtre calme ! Les responsables de ce charivari sont le Soleil
et la rotation de la Terre. Le Soleil chauffe lair de façon
irrégulière à la surface du globe, créant
un jeu de hautes et basses pressions autour desquelles, sous leffet
de la rotation de la planète, senroulent les vents.
Très
haut, au-dessus des nuages...
Lorsqu'on s'élève en altitude, la température décroît
tout d'abord, jusqu'à environ - 50° C au-dessus des pôles
et - 85° C au-dessus de l'équateur (où l'air d'altitude
est donc plus froid qu'aux pôles !). Ce "plafond", appelé
tropopause, est 3 fois plus bas aux pôles (6 km) qu'à l'équateur
(17 km) en raison de la rotation du globe. Il limite la couche inférieure
de l'atmosphère, la troposphère : celle où
nous vivons. Concentrant pratiquement toute la vapeur d'eau (99,99 %),
cette basse atmosphère est le siège des précipitations
et des climats ; c'est là aussi que volent les avions.
Au-dessus, commence la stratosphère : la température
y croît à nouveau jusqu'à 0°C vers 45 km d'altitude,
puis diminue jusque vers -90° C à 90 km. Cela forme une nouvelle
couche, la mésosphère. Ensuite, la température
remonte à nouveau jusquà plus de 1000°C dans la
thermosphère.
D'étranges
voyageurs interplanétaires
Tout autour de notre planète, au-delà même de l'atmosphère, l'espace infini
n'est pas vide. Il est sans cesse traversé par toutes sortes de particules
expulsées par les étoiles, et surtout par le Soleil. La plupart de ces
particules sont identiques à celles qui composent les atomes de la matière
(électrons, neutrons, protons) ; d'autres, moins habituelles, portent
le nom de particules a, de mésons, de neutrinos, etc. En permanence, l'environnement
terrestre est donc bombardé par ces particules diverses.
L'espace est également parcouru en tous sens par de la lumière visible
et par toute une gamme de rayonnements de la même famille (ondes électromagnétiques)
mais qui nous sont invisibles : rayons g, rayons X, ultraviolets, infrarouges,
micro-ondes, ondes radio, etc.
L'énergie de ses particules et de ses ondes dépend de leur origine.
Comme une écharpe dans le vent
: la magnétosphère
Dans l'espace, la Terre se comporte comme un aimant géant et son champ
dessine une sorte d'immense cocon protecteur invisible autour du globe
: la magnétosphère. Cette magnétosphère n'est pas du tout ronde, mais
s'étire dans l'espace comme la queue d'une comète.
En effet, le Soleil "souffle" en permanence un vent de particules (vent
solaire) qui frappe de plein fouet la magnétosphère : il l'écrase vers
l'avant (côté jour) et l'étire du côté opposé (côté nuit) sur des millions
de kilomètres, bien au-delà de l'orbite de la Lune, un peu comme une écharpe.
Lhomme sous minfluence cosmique
En les canalisant autour du monde, la magnétosphère nous
protège des particules interplanétaires... tout en provoquant
quelques phénomènes étonnants. Par exemple, ces bombardements
perturbent parfois les communications radio (orages magnétiques)
; ils ont été aussi responsables de la panne de courant
qui a plongé New York dans la nuit en 1972 (naissance de forts
courants électriques circumterrestres) et de la chute prématurée
du satellite Skylab en 1979 (freinage dû à une bouffée
de vent solaire) ! Enfin, ces particules cosmiques, comparables à
un rayonnement radioactif, peuvent également avoir des conséquences
sur la santé des hommes, s'ils s'y trouvent exposés.
Des particules cosmiques
guidées par l'aimant terrestre
Au niveau des pôles, là où le champ magnétique "émerge" du globe, se trouvent
les "cornets polaires", sortes d'entonnoirs magnétiques ouverts sur l'espace.
Lorsque des particules cosmiques "chargées" rentrent dans la magnétosphère,
elles suivent les lignes de force du champ magnétique terrestre comme
de véritables rails. En général, elles ne peuvent s'enfoncer profondément
dans les cornets où ces rails se resserrent : elles "rebondissent" alors
indéfiniment d'un pôle à l'autre, tout en dérivant autour du monde.
Les aurores polaires
: un peu de cosmos entré par les fenêtres terrestres
Les particules les plus énergétiques qui descendent trop
bas dans les entonnoirs magnétiques polaires "excitent"
les atomes et les molécules de l'air... qui émettent alors
de la lumière. Pour les hommes du Grand Nord, ce sont les magnifiques
"aurores" boréales qui illuminent les ciels nocturnes.
Aurores qui n'ont donc rien à voir avec le lever du jour ! Leurs
couleurs et leurs formes dépendent des atomes excités et
de l'altitude : l'oxygène émet un jaune vert, l'azote du
violet et du rose, l'hydrogène du rouge...
Tels sont les secrets des draperies de lumière qui, parfois, flottent
dans notre ciel et qui nous informent en direct sur les caprices et les
soubresauts du Soleil.
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A gauche
: Aurore boréale. © P. Breiehagen.
A droite
: Aurore polaire au-dessus de l'Antarctica, pendant l'hivernage
au Spitzberg. © F. Latreille/Septième continent.
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LE COIN DES PHYSICIENS
L'énergie d'une particule de matière en mouvement
dépend de sa masse et de sa vitesse (énergie cinétique).
Les physiciens mesurent l'énergie des particules en électronvolts
(EV).
1 électronvolt est l'énergie acquise par un électron
accéléré par une différence de potentiel dun
volt. C'est très faible... mais très commode dans le monde
des particules ! Imaginez : un volt, c'est une différence de potentiel
220 fois plus faible que celle délivrée par les prises de
courant ; et il faut un flux de 600 milliard de milliards d'électrons
par seconde pour créer un courant de 1 ampère, soit à
peine la consommation d'un lustre dans un salon ! (1 EV = 1,6 10-19J
!).
LE SAVIEZ-VOUS ?
Dans son ensemble, l'atmosphère pèse près de 5 millions
de milliards de tonnes ; une masse pourtant 3000 fois plus faible que
la seule masse de toute l'eau du monde !
Quoique de façon très rare, les aurores polaires peuvent
se déclencher sous nos latitudes. On raconte quen lan
37, une intense aurore rougeoyante fît croire aux Romains quOstie
était en feu.
Bien différentes des particules cosmiques, des poussières
(micrométéorites) voyagent aussi à travers le système
solaire. Certains chercheurs recherchent ces poussières interplanétaires
tombées en particulier dans les glaces du Groenland et de lAntarctique.
Ils estiment à environ 50 à 100 tonnes la quantité
de micrométéorites (dont la majorité ont un diamètre
de lordre de 50 à 500 micromètres) qui saccumulent
chaque jour à la surface de la Terre. Cest près de
2000 fois plus que le poids des véritables météorites
qui nous parviennent (environ 0,03 tonne par jour).
Bibliographie :
- Dossier pédagogique : L’Arctique et l’environnement boréal (P. Avérous
CNDP, 1995)
- Expédition Erebus (J.-L. Etienne/P. Avérous- Arthaud-1994)
- Dossier pédagogique : "EREBUS" : L'environnement polaire 2 (P. Avérous-Autrement
dit, CNDP-1994)
- Pleuvre, Pleuvra pas La météo au gré du temps ( R. Chaboud Découvertes
Gallimard-1994)
- Encyclopedia Universalis
- La Terre... notre planète (P. Avérous-Nathan-1990)
- Atmosphère, Atmosphère (Science & Vie, Hors série n° 174-1991)
- Quel climat pour demain ? (S. Huet, Calmann-Levy, 2000)
- L’incertitude des climats (R. Kandel, Hachette, 1998)
- Le climat de la Terre (R. Sadourny, DOMINOS, Flammarion, 1994)
Autres sites à visiter :
Dossier de l ‘Éducation Nationale :
http://www.educnet.education.fr/meteo/ressourc/somm.htm
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